• Interview-Jérôme-Hoarau

    Comment devenir plus efficace : Interview de Jérôme Hoarau

    Publié le par dans Gérer son temps/Interviews | 5 Commentaires |
    • Facebook0
    • Twitter2
    • Google+0

    Dans cette interview Jérôme Hoarau, entrepreneur et formateur aux multiples casquettes, vous délivre des pistes (et astuces) pour construire votre propre recette et devenir le plus efficace possible.

    Mais ce n’est pas tout car Jérôme vous délivre également quelques astuces pour rester motivé au quotidien. 

    Pour en savoir plus sur Jérôme, vous pouvez visiter son blog Pourquoi-Entreprendre.fr

    Sur son blog Pourquoi-Entreprendre.fr, Jérôme aborde des questionnements propres à l’entrepreneuriat, ou encore tout ce qui touche aux soft skills.

    Efficacité : Interview de Jérôme Hoarau

     

     

    Ressources évoquées dans l’interview : 

    • « Le réflexe soft skills – Les compétences des leaders de demain », de Jérôme Hoarau 
    • Recherche sur Internet : Trouver des « life hacks » (astuces du quotidien pour économiser du temps).
    • Le Salon des Micro-Entreprises : Pour vous inscrire gratuitement, cliquez-ici. Pour avoir plus de détails, lisez cet article : « Le salon des micro-entreprises 2014 : Pourquoi vous devez y assister ! »

    Transcription texte de la vidéo :

    - Mathieu: Bonjour à tous, aujourd’hui nous somme avec Jérôme Hoarau du blog pourquoi-entreprendre.fr, donc bonjour à toi Jérôme.

    -Jérôme: Bonjour Mathieu, merci de m’accueillir et bonjour à tous le monde

    – Mathieu: Merci à toi Jérôme. Donc on va parler dans cette interview d’efficacité, de motivation et de passage à action car vous étiez nombreux à me contacter pour me faire part de vos problèmes en termes de gestion du temps, mais également en termes de motivation pour passer à l’action et atteindre vos objectifs. Pour commencer Jérôme, est ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

    – Jérôme : Alors oui, donc tu m’as présenté sous la casquette « pourquoi entreprendre » qui est l’une de mes casquettes. Donc celle-ci sur le blogging, enfin en tant que bloggeur sur l’entreprenariat. Donc ça fait quatre ans maintenant que suis sur ce secteur d’activité avec « pourquoi entreprendre » et mon objectif c’était d’interviewer et de rencontrer un maximum d’entrepreneurs. Donc ce sont à la fois des créateurs d’entreprise mais aussi des intrapreneurs, donc des personnes qui sont entreprenantes dans leurs entreprises, dans leur métiers. Donc de les rencontrer, donc à l’époque j’étais étudiant pour justement m’abreuver un petit peu de cette état d’esprit qui est motivant, qui est responsabilisant et de voir comment je peux me l’approprier moi et surtout le partager avec d’autre personne. Depuis j’étais contaminé par ce virus entrepreneurial donc je me suis lancé tout de suite après mes études dans ce secteur d’activité et notamment dans le domaine de la formation et du coaching. Donc aujourd’hui, je suis le cofondateur de « creaprezent» qui est une formation et du coaching pour les soft skills donc les compétences intangibles (les compétences qu’on utilise tout les jours quelque sois son métier mais qu’on n’a pas apprit à l’école). Donc ça aide comme par exemple tu viens de le mentionner « l’efficacité, la motivation, la rigueur, la discipline, la gestion du stress à créativité ». Toutes ces compétences là que l’on peut développer, pour lesquelles on peut faire des entrainements et c’est un peu ce que je fais aujourd’hui donc c’est ma deuxième casquette coach et formateur. Donc je propose des séances de coaching notamment pour travailler sur ces compétences là, de les développer à travers des challenges, des entrainements mais aussi pour mieux orienter ses choix dans sa vie professionnel et personnel. Et j’ai sus prendre la casquette auteur ! Donc on a publié Julien Bouret, Fabrice Mauléon et moi-même un ouvrage justement le soft skills chez Dunod « le réflex soft skills». Donc voila un petit peu, j’ai essayé d’être bref, précis et concis sur ma présentation parce que j’aime beaucoup faire les choses, je suis assez hyperactif, j’ai encore d’autre choses. Voila grosso modo mais surtout on va dire coach dans le domaine du soft skills.

    - Mathieu: D’accord, donc un panel très large activité.

    - Jérôme : Très large, pas tant que ça parce que ça converge quand même c’est-à-dire que mon activité de bloggeur me permet donc de m’alimenter en tout concept, en rencontre pour justement cette activité coach, formateur et conférencier parce que je fais aussi des conférences, donc ça permet d’avoir des avoir des anecdotes, de développer justement ces contactes. Donc c’est large mais à la fois très spécifique, centré sur les soft skills donc c’est plusieurs portes qui vont vers le même endroit.

    - Mathieu: d’accord

    – Jérôme : Ce qui est hyper important pour l’efficacité.

    - Mathieu: Combien de temps t’as-il fallu pour en arriver là ou tu es aujourd’hui ?

    – Jérôme : Alors je ne dirais pas que… Ça fait quatre ans que j’ai commencé mais c’est une dynamique que j’ai enclenchée depuis bien plus longtemps. C’est très difficile comme question parce que je n’ai pas la sensation d’avoir rempli un objectif. Pour moi je suis plus sur un chemin.

    - Mathieu: D’accord, une étape intermédiaire.

    - Jérôme : Un chemin, un processus où bien entendu je visualise un objectif, mais je suis plutôt dans une dynamique dans l’atteinte d’un objectif. Comme dit « Bruce Lee » et j’aime beaucoup cette citation là, c’est que les objectifs ne sont pas forcément créés pour être atteint, mais sont créés pour donner une direction. Donc moi je suis dans une direction, dans un chemin et donc ça fait quatre ans que je suis dans ce processus là. Pour l’instant j’ai identifié cette direction qui est les soft skills. Après, par quel chemin ? Il y a plusieurs chemins. Il y a également un chemin précis. Après, ça dépend un petit peu de sa personnalité. Moi je suis quelqu’un qui aime bien prendre plusieurs chemins qui sortent des chantiers plutôt que de prendre une autoroute. Donc voila un petit peu pour l’analogie

    – Mathieu: D’accord, Justement, toi en tant qu’expert, que dirais tu à nos auditeurs qui souhaitent aujourd’hui se lancer dans une nouvelle activité, donc dans un nouveau projet mais qui sont donc découragés, qui n’arrivent pas justement à franchir le premier pas ?

    – Jérôme : Je dirais, alors découragés avant de ce lancer ?

    - Mathieu: En fait, qui n’arrivent pas à franchir le premier pas, si tu veux. Ils sont motivés mais ils ont du mal. Voila, ça peut être difficile parfois de franchir le premier pas pour lancer une nouvelle activité.

    - Jérôme : C’est une question très intéressante parce que c’est vrai que dans un chemin de mille pas c’est le premier pas le plus important et c’est souvent le plus dure. Donc l’important c’est d’enclencher la dynamique. Donc par exemple moi ce que je fais, après c’est adapté pour moi mais peut être pas forcément adapté à tous le monde donc c’est à tester mais c’est la stratégie des petits pas, c’est de faire un petit pas chaque jour qui fait avancer vers son objectif. Et pour cela il faut d’abord identifier là où on veut aller, avoir une vision très claire de son objectif donc pour ça on a plein d’outils, on a par exemple « outils smart » qu’on utilise beaucoup en coaching. Donc un objectif qui soit spécifique, qui ne soit pas large et global comme par exemple dire « Je veux faire de la formation pour les salarier » ce n’est pas du tout spécifique. Pour qui ? Qui précisément ? Est-ce que c’est le salarier de la petite entreprise entre cinq et dix salarier qui habitent dans la région parisienne et qui a entre vingt et vingt cinq ans ça c’est spécifique, un objectif spécifique. Un objectif mesurable : Est-ce que j’ai envie de coacher des personnes ou j’ai envie de coacher cinq personnes ? C’est comme mon objectif qui soit mesurable, cinq personnes et à partir de quand ? Donc est ce que c’est cinq personnes d’ici décembre 2014 par exemple. Voila qui soit mesurable, comme ça moi je saurais qu’en décembre j’atteins ou pas mon objectif. Donc spécifique, mesurable, ambitieux mais atteignable puisque cinq personnes c’est assez ambitieux pour que je sois un petit peu en difficulté et challenger mais est ce que c’est également atteignable. Est-ce que je suis raisonnable ? Est-ce que je suis pragmatique ou totalement utopiste ? Parce que sinon c’est là que je risque de me décourager. Si je vise de coacher cent personnes d’ici deux mois, c’est irréaliste, ca décourage donc c’est important de visualiser. Spécifique, mesurable, atteignable donc réaliste, ca rejoint un petit peu ça ambitionner réaliste et pour ça on peut se baser un petit peu sur son secteur d’activité. Si on manque de visibilité sur : « ok, c’est quoi cinq ? C’est quoi cent » du coup renseignez vous autour de vous chez des confrères, consœurs qui font le même métier. Pour eux vous exposez un petit peu leurs difficultés et leurs réalités et temporelle. Donc j’ai déjà un petit peu amorcé sur le mesurable. Temporelle c’est pour quand ? Est-ce que ca va être pour décembre 2014 ? Est-ce que ca va être pour décembre 2015 ? Voila un outil pour définir un objectif et c’est un outil qui va alimenter un des quatre piliers de l’esprit d’entreprendre. Pour moi l’entrepreneur, l’esprit d’entreprendre qui est applicable aussi bien pour la création d’entreprise que pour son projet professionnel salarier repose sur quatre piliers. La vision : donc là par exemple la capacité à visualiser un objectif à atteindre, donc la vision ca s’entraine. Il y a aussi la médecination.

    -Mathieu : Justement, je te coupe deux seconde. Comment ? Quel mécanisme mettre en place pour vraiment visualiser l’objectif que l’on souhaite atteindre ? Est-ce que tu as des astuces car ca peut être compliqué pour certaine personnes qui sont un petit peu dans le flux de mettre des choses concrètes sur des choses qui peuvent être peu être un peu abstraites quand on lance un projet.

    -Jérôme : Là c’est le questionnement, déjà c’est pour qui ? Est-ce que c’est pour vous ? Est-ce que c’est pour les autres ? C’est pour qui ? Et après d’une manière spécifique. Comme je disais tout à l’heure, c’est pour qui  mais précisément pour qui ? Voila un outil c’est le pour qui ?, a qui l’objectif ça va? Est-ce que c’est à moi seul ou est ce à d’autres personnes ? Si c’est un objectif qui est que pour moi à titre individuel, ca va être beaucoup plus difficile de me lancer parce que je serais isolé alors que si c’est un objectif qui concerne d’autres personnes donc ça peut concerner des partenaires, des amis et des clients, là pour le coup ça devient tout de suite plus motivant mais parce que c’est plus responsabilisant . On s’entend dans son individualité en s’ouvrant aux autres, c’est une forme peut être d’altruisme aussi également de se rendre vraiment utile et de sortir de cet isolement, du coup on va être plus responsable vis-à-vis des autres et du coup ce sera plus engageant et du coup plus motivant. Voila un outil déjà pour qui ? Ensuite, Pourquoi ? Pour atteindre quoi ? Est-ce que c’est quelque chose dont j’ai envie vraiment ? Est-ce que c’est un objectif qui va se rapprocher de ce que je vais être (dans cinq ans, dans dix ans) ? Donc pourquoi, pourquoi je le fais ? Mais aussi « Pourquoi ? » en un seul mot, ça c’est un outil lorsque j’enseigne notamment aussi en école de commerce, c’est un outil pour créer du sens. Je trouve ca important de poser la question « pourquoi ? » Alors en vous posant la question « pourquoi ? » vous allez trouvez des parce que, parce que j’ai envie de ça, parce que j’ai besoin de ça, parce que j’aime ça, parce que je n’aime pas ça. Donc en te posant cette question de « pourquoi ? » et en répondant par des « parce que » tu vas trouver des motivations,  des motivations qui reposent sur des besoins ou des envies. Et donc là, en questionnant ça, en questionnant son objectif, on va l’affiner aussi Par exemple si on se dit : « j’ai envie d’écrire un livre pour mai ». Au début c’est très flou mais en se posant la question « Pour qui ?», déjà on va trouver des réponses et être beaucoup plus spécifique. Après « pourquoi ?», en posant cette question en fait on va défricher, on va simplifier et éclaircir. Donc voila un outil concret qui répond à ta question et c’est un outil vraiment de vision pour développer et entrainer sa compétence vision. Après il y en a plein d’autre parce qu’après tu as la vision superficielle, la vision en profondeur etc.

    -Mathieu : Justement, je rajouterais ne pas hésiter à transcrire tous ce que tu nous à parlés par écrit, à laisser une trace « pour qui ? Pourquoi ?  Etc.» Ne pas juste réfléchir à ça de sa tête.

    -Jérôme : C’est important comme tu dis de l’extérioriser parce que ça permet d’avoir un début de matérialisation aussi, comparer les premier pas. Ce qui empêche souvent de passer à l’action c’est justement c’est parce qu’on reste dans sa tête. Déjà ça c’est un premier pas qui permet de sortir de sa tête. L’action se passe en dehors de soi, pas forcément qu’a l’intérieur donc c’est important de rester, de cogiter, de visualiser mais après la visualisation c’est l’action. Et c’est pour ça qu’après il faut la visualisation, donc ca c’est le deuxième pilier de l’esprit entreprendre. La résilience c’est-à-dire on est motiver, on a envie d’y aller mais après on va forcément se prendre des baffes, des échecs et des erreurs et donc il faut s’armer pour pouvoir y faire face, apprendre de ses échecs et de ses erreurs et continuer d’avancer. Et enfin connexion, ça touche un petit peu à ce qu’on vient de dire, faire en sorte que on ne soit pas les seuls impliqués dans un projet. D’un point de vue statistique et d’un point de vue entrepreneurial, après toutes les autres personnes que j’ai rencontré et les lectures que j’ai pu avoir, a partir du moment où l’objectif n’est concentré que sur soi, ça ne fonctionne pas.

    -Mathieu : D’accord, donc ne pas hésiter à d’autres personnes qui font parties de son activité, quitte à s’ouvrir à ses concurrents par exemple ?

    -Jérôme : Par exemple après bah justement, ce sont des concurrents ou des confrères. Est-ce qu’on arrive à se rendre assez singulier et unique pour dire qu’on fasse quelque chose qui soit différent de ce que les autres font par exemple. C’est pour ça aussi que la créativité est importante pour se rendre unique et pouvoir réussir à faire sa place dans ce monde dans lequel on a envie de s’insérer.

    -Mathieu : D’accord, justement une fois qu’on a les motivations, une fois qu’on est prêt donc à franchir les premiers pas, quelles astuces peux tu recommander à nos auditeurs en terme de gestion du temps, en terme d’efficacité ? Vraiment, les premières actions à posées quand on lance un projet. Pour toi quelle est la meilleure façon de gérer son temps ?

    -Jérôme : ça dépend des personnes, il n’y a pas de recette. C’est pour ça que je suis coach, d’ailleurs c’est que chaque personne est différente et pour moi les recettes de productivité ou d’efficacité ne fonctionnent pas si on les prend comme des recettes. Par exemple : comment une personne fonctionne, qu’est ce qui la motive et par exemple pour moi j’ai pu essayer plusieurs outils et il y a des outils qui sont soit trop lourd à mettre en place et du coup je rentre dans un processus ou je travail pour l’outil plutôt que l’outil travail pour moi ; Donc on entre dans un cercle vicieux, par exemple la JTD, la gaching’s done, on a surement envie d’appliquer tout le processus, ca peut être hyper lourd et finalement on va passer deux heures par jour à travailler sur l’outil qui pourrait être deux heures d’action pure. En fait, la première question que je poserais à ce moment la c’est « comment je fonctionne ? » et du coup de tester les outils qu’on peut trouver donc la JTD, les quatre colonnes, le mind map il y a plein d’outils par rapport à ça. De les tester, se donner par exemple une semaine pour tester chaque outil et la fin de chaque semaine se dire : « qu’est ce que j’ai aimé dans cette outil ? Qu’est ce que je n’ai pas aimé ? Qu’est ce qui a fonctionné ? Qu’est ce qui n’a pas fonctionné ? Pourquoi ça n’a pas fonctionné ? ». Donner du sens sur son expérience et à partir de là donc de retranscrire d’écrit comme tu le disais et de dire « qu’est ce que je garde ? Qu’est ce que je ne garde pas dans cet outil? » quitte a faire un mixe a soi, son mix à soi pour que ça corresponde le mieux possible. Du coup mon conseil, si c’est un conseil que tu aimerais que je partage, ce serais de vraiment de tester des outils et de manière intelligente. De vraiment voir est ce que cet outil est fait pour moi ? Et qu’est ce qui me correspond dans l’outil que j’ai testé ? Et en faisant ça, ce qui est intéressant c’est que non seulement vous allez apprendre à mieux vous connaitre, ça ressemble bien à comment je fonctionne et en plus vous serrez dans l’action, dans l’action réfléchit pas dans l’action bette. Vous saurez déjà en utilisant ces outils la, déjà vous allez faire des actions car pour utiliser des outils de productivités il faut agir. Avant donc puisqu’on parle de productivité, il y a une question aussi que j’aurais envie de te poser par exemple: Toi, tu préfère être productif ou efficace ?

    -Mathieu : Efficace

    -Jérôme : D’accord, c’est quoi pour toi la différence entre l’efficacité et la productivité

    -Mathieu : C’est un petit peu une colle que tu me pose mais…c’est difficile d’y répondre comme ça.

    -Jérôme : En fait, la productivité c’est le fait de faire plein d’action en peu de temps. Tu peux avoir une journée très productive en faisant cinquante taches. Là tu es hyper productif, mais lorsque ces taches ont été de valeur ajoutées, est ces que ça t’a permis d’avancer vers ton objectif ? Pas forcément. L’efficacité ca va être vraiment d’identifier ce qu’on veut vraiment faire et les taches qui s’y rattachent.

    -Mathieu : Identifier les taches les plus créatrice de valeurs pour son activité et pour son projet en fait.

    -Jérôme : Voila, et du coup en étant dans cette dynamique là, le mieux c’est d’être productif dans son efficacité ou d’être productif tout court. Je vous ai dévoilé un petit peu ce que je fais pendant mes séances, d’où l’importance vraiment du premier pilier vision parce que tous part de là. Si on se trompe ou si ce n’est pas assez clair, on va tomber dans une dynamique productive qui ne sont pas forcément efficaces.

    -Mathieu : Si tu pouvais résumer en quelques étapes simples les processus à mettre en place pour justement trouver les recettes d’efficacités, personnellement.

    -Jérôme : Sa recette alors ! Pour faire sa propre recette, sa propre cuisine avec ces outils la. Ce que je dirais en tout cas comment je fonctionne, ce qui pourrait être adapté à vous également, c’est de recenser par exemple quelques outils et de tester ceux qui sont les plus simples à mettre en place d’abord c’est-à-dire ceux qui ont le moins d’étapes. Plus ça a d’étapes, plus c’est complexe et plus c’est long à mettre en place. Donc commencez par des petit pas qui vont vous muscler donc commencez par le plus simple comme par exemple la méthode pour pomodoro, c’est très simple : pendant vingt minutes vous travaillez et après vous faites une pause de cinq minutes, très simple. Vous appliquez ça pendant une semaine. Ensuite à la fin de la semaine ben vous dites  « ok, quelles ont été les résultats de cette expérience ». On a expérimenté pendant une semaine donc les plus les moins et voir un petit peu si jamais vous ne devriez garder que les plus, ben ce serais quoi ? Les semaines d’après vous utilisez un autre outil etc. sur par exemple trois à quatre semaines et ça sur un mois. Et à la fin du mois donc après avoir expérimenté les quatre outils, comment vous allez pouvoir mixer les plus que vous avez accumulés pour pouvoir rythmer vos journées. Ça pourrait être par exemple faire des pauses toutes les heures combiner avec la partie focus mentale de la gaching’s done, combiner avec un mini mind map pour que ce soit visuel. Bref, vous faites ensuite votre cuisine qui vous sera adaptée et unique pour vous et c’est la que ça marchera.

    -Mathieu : D’accord, vraiment expérimenter les techniques, quitte à perdre un petit peu du temps pour ensuite en gagner et trouver la recette miracle.

    -Jérôme : Déjà ce n’est pas de la perte de temps c’est de l’investissement. On utilise du temps pour que une heure pourra nous apportez dix heures dans une semaine par exemple. Donc c’est un investissement et après il n’y a pas de recette miracle puisque quoiqu’il arrive il n’y aura pas de miracle, ce sera dure, il faudra travailler. Comme le dit également Léonard de Vinci « c’est dur de faire simple » donc il n’y a pas de recette miracle.

    -Mathieu : Il faut vraiment tester, tester et tester pour avancer en quelque sorte ? Justement pour revenir sur la motivation, as-tu à toi des astuces ? ou alors il faut encore expérimenter pour essayer de trouver un système capable de nous remobiliser dans les temps un peu difficiles car on est souvent motivé au départ, donc au lancement de toutes activités, au lancement tout projet mais après il y a un certain Creus qui peut rendre fébrile la poursuite du projet, donc comment se remotiver ? Comment se remotiver à long terme ?

    -Jérôme : Donc la question c’est comment rester motiver longtemps ?

    -Mathieu : Comment rester motiver à long terme et pas qu’au lancement du projet ?

    -Jérôme : Déjà c’est de se… Je pense que ce qui fait tenir la motivation et là c’est valable pour, je dirais presque tous le monde, en tout cas c’est ce qui revient la plupart du temps dans des recherches scientifiques c’est « le sens », est-ce que je fais a du sens pour moi ? Est-ce que et le sens donc c’est complexe c’est-à-dire que dans le sens tu as à la fois l’objectif à atteindre, la direction ; Tu as aussi la signification, le sens au départ et c’est la liaison entre les deux. Est ce que ce que je fais a une signification pour moi ? Mais est ce que c’est rattaché à un objectif qui me plais? Ça c’est le sens. On se rappelant ça du coup on va faire des choses qui ont un sens et du ce sera plus facile de se motiver. Et le sens en fait ça fait partie des trois piliers de la motivation intrinsèque que propose Dan pink et qui est la motivation la plus performante parce que la motivation extrinsèque externe qui repose sur le bâton et la carotte n’est pas suffisante. Donc on peut se dire par exemple «  ah ben, si je n’ai pas été productif aujourd’hui, je vais me flageller » donc du coup on aura peur de ce faire mal à la fin de la journée et du coup on va être uniquement dans la peur et du coup on va être sous la contrainte donc ce n’est pas motivant. Alors que si on se rattache sur le sens, ce qui a la signification pour soi, du coup on va rattacher tout nos actions à quelque chose de plus grand et du coup plus motivant.

    -Mathieu : Donc concrètement, comment maintenir cette motivation interne ?

    -Jérôme : En se posant la question « pourquoi ? ». Tu as une tache qui t’emmerde, tu va poser la question « pourquoi cette tache, elle me soul ?» et du coup si tu arrive à trouver pourquoi. Parce que j’ai besoin de ça, parce que par exemple une tache qui peut être « chiante », ça va être de passer un coup de fil, elle est chiante parce que ça fait peur par exemple (passer un coup de fil parce qu’on n’est pas habitué) . Comment avoir de la motivation lorsqu’on a peur ? On se pose la question « pourquoi je vais le faire ? ». Parce que j’ai besoin de ce client, parce que j’ai besoin aussi de sortir de ma zone de confort, de progresser, d’aller de l’avant pour pouvoir avancer dans mon projet par exemple. J’ai le reflexe de dire ça «ok c’est chiant mais en même temps si je ne le fais pas, je n’avance pas ». Du coup ça nous oblige à se lancer. Donc un reflexe très simple que moi j’ai mis en place et que je conseil à mes clients notamment c’est se poser la question du « pourquoi ? » et notamment de questionner ses taches en particuliers démotivantes. Parce que vous avez créé du tonus, du sens, c’est que ces taches auront du sens et du coup ca va vous booster au quotidien.

    -Mathieu : D’accord, ben écoute merci pour ces informations. J’ai une dernière question à te poser. Quelle action recommandes-tu à nos auditeurs de faire tout de suite après cette interview. ? Vraiment, s’ils devaient faire une action, quelle action recommande-tu de réaliser?

    -Jérôme : Tiens je dirais deux actions. Tiens on va faire deux petits challenges : Le premier c’est d’identifier le premier pas que vous allez faire, le prochain pas que vous allez faire. Le prochain pas qui vous sera assez challengeant, ce sera un petit défi mais qui ne sera pas trop grand pour qu’il puisse vous bloquer. Donc ça va être un petit pas et que ce petit pas vous fasse avancer vers ce que vous voulez être et ce que vous voulez faire à long terme. Voila donc identifiez ce petit pas, bien entendu franchir pas. Et enfin deuxième action, testez cette outil, testez le « pourquoi ? ». Donc c’est vraiment un outil que voila ça fait plusieurs conférences et plusieurs formations que je fais tester donc testez le et tenez moi au courant si jamais vous voyez que cet outil vous convient. Tu peux donner mes coordonnées si tu veux, mon mail en tous cas. Et voila ben, dites moi ensuite si en questionnant cette tache précisément, questionner avec le « pourquoi ? » si ça vous a motivés.

    -Mathieu : D’accord, ben écoute ça marche. Juste pour finir, as-tu une formation, un livre pour les personnes qui nous écoutent et qui pourraient les aider à trouver quelques trucs.

    -Jérôme : Je vais proposer deux livres parce que le premier c’est un petit peu « notre promotion » mais c’est « Le reflex soft skills chez Dunod». On en parle beaucoup de ces questions justement la motivation, la motivation intrinsèque, la motivation extrinsèque, la création de sens, le pourquoi etc. « Le reflex soft skills chez Dunod » mais comme c’est un livre que j’ai coécris je vais aussi également parler d’un deuxième livre, (laisse moi le trouver, je regarde en haut si je le trouve et s’il m’appel, plutôt qu’un livre ), du coup plutôt une recherche sur internet pour ceux qui parlent anglais ou qui puisse lire en anglais ou même peut être qu’on peut le trouver en français mais c’est de trouver des « life hack ».

    -Mathieu : Est-ce que tu peux en dire plus ?

    -Jérôme : Alors les life hack, ce sont donc des petites astuces du quotidien très simple et très simples à mettre en place qui peuvent vous changer la vie. C’est vraiment l’efficacité pure, à être tout simple, tout bette mais qui a de l’impact. Donc ça va être par exemple de plier son linge pour économiser de la place dans sa valise,  ça va être une manière d’agencer son bureau, une manière d’agencer son agenda. Des titres tous simples qui peuvent paraitre tout bette mais qui font la différence, donc voila des life hack. Soyez à la recherche de life hack, c’est marrant et en plus c’est vraiment efficace.

    -Mathieu : D’accord, Merci à tous d’avoir écouté cette interview, Merci à toi

    -Jérôme : Merci Mathieu, merci à tous d’avoir écouté ça. Si jamais vous êtes sur Paris ou que si vous pensez y être en fin septembre, on y sera ben toi et moi justement au Salon des Micros entreprises. Donc voila, c’est vraiment un salon super pour développer tous ça, ce côté motivation. Si vous avez des questions sur vos projets, il y a plein d’exposants, plein de conférence. Il y aura également une conférence sur le soft skills, il y aura même un village soft skills pour justement trouver ces leviers de motivation, trouver toutes ces astuces que vous êtes éventuellement à la recherche. Donc voila, je pense qu’il sera totalement d’accord avec moi sur ce message, genre venez au Salon des Micros entreprises.

    -Mathieu : Et pour ceux qui sont intéressés donc le Salon des Micros entreprises se déroule du 30 septembre au 02 octobre au Palais des congrès.

    -Jérôme : Exactement

    -Mathieu : Voila. Merci à tous et à très bientôt.

    -Jérôme : Merci à tous et merci Mathieu. A bientôt.

    -Mathieu : A très bientôt.

    Partagez avec vos proches si vous avez aimé :

    • Facebook0
    • Twitter2
    • Google+0
    Google+

    5 commentaires ont été rédigés, ajoutez le votre.

    Cochez cette case pour qu'un lien vers votre dernier article apparaisse

    1. manon
      Publié dans 10 septembre 2014 le 07:12

      Bonjour Jérome et Mathieu,
      merci beaucoup pour cet interview de qualité.
      J’apprécie beaucoup le fait que tu précises que le coaching est une affaire de personne et qu’il n’y a pas de règles universelles qui fonctionnent pour tous.
      Au plaisir de vous lire
      Cordialement,
      Manon

      Répondre
      • Publié dans 16 septembre 2014 le 11:39

        Merci à toi d’avoir écouté cette interview Manon.

        Cordialement,

        Mathieu

        Répondre
    2. Freddy
      Publié dans 18 septembre 2014 le 21:13

      Bonjour
      Merci beaucoup pour cette interview, j’ai vraiment beaucoup apprécié et surtout appris des choses très intéressantes.
      Cordialement.

      Répondre
      • Publié dans 24 septembre 2014 le 16:39

        Merci à toi Freddy !

        Amicalement,

        Mathieu

        Répondre
    3. Jérôme Hoarau
      Publié dans 13 octobre 2014 le 16:59

      Merci à tous pour vos commentaires et merci à toi Mathieu pour cette interview.
      Je suis ravi de voir qu’elle a apporté du contenu intéressant aux lectrices et lecteurs.
      A une prochaine !

      Répondre